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Nom : LHERITIER
Prénom : Philippe Age : 36 ans Nationalité : Française
Club : M.G.C.RHODANIEN Signe particulier : 6 TITRES de CHAMPION de FRANCE |
Guy |
1 ) Quand as-tu commencé le minigolf et comment ? |
Philippe |
J’ai commencé le minigolf en compétition en octobre 1985 à Rillieux-la-Pape (ASCS Rillieux). J’avais alors 15 ans et j’allais régulièrement joué au parc de la tête d’or avec des copains. L’un de mes copains avait une soeur musicienne qui jouait d’un instrument à l’ASCS Rillieux. C’est elle un jour qui nous a dit que le club de minigolf organisait le dimanche suivant un tournoi public. Nous y sommes donc tous allé (Raphael Murati, Jean Mercades, Jean-marc Valentin et moi-même) et j’ai fini dernier ou avant dernier. Les dirigeants du club de l’époque nous ont alors proposé une licence jusqu'à la fin de l’année pour 50 francs. C’est ainsi que j’ai tapé dans mes premières balles de compétition (euro80, mg5, wagner17, wagner29, euro13, wagner59, ….). Ensuite l’hiver est arrivé et je ne comptais pas reprendre de licence car je faisais du foot mais à force de coup de téléphone, Pierre Monici est arrivé à me faire revenir. En 1986, mes copains sont allés aux championnats de France à Seppois mais pas moi car j’avais foot. Leur enthousiasme à leur retour et les titres de Sylvain Allegre et de Philippe Bonnet m’ont fait comprendre que l’année suivante, moi aussi je voulais être de la partie. J’ai donc fait mes 1er CF en 1987 a Beaune et depuis, je n’en ai plus raté. En 1989, le club a été dissous et mes copains ont arrêtés mais moi, sans vraiment savoir pourquoi, j’ai continué en signant à Argeles puis en 92 au Putter77. En 1998 avec Guy Mazuy, nous avons fondé le MGCR et vous connaissez la suite. |
Guy |
2 ) Quel est ton plus beau souvenir minigolfique à ce jour ? |
Philippe |
Sportivement, c’est sans doute mon premier titre de champions de France en 1992 au combiné Argeles- Torreilles même si lors de ces CF, la concurrence était bien moins grande que maintenant et que j’ai très mal joué. Ceci dit, l’ensemble de mes victoires au CF reste de bons souvenirs, tout comme la plupart de mes participations au championnat d’Europe même si j’ai préféré certaines années comme 1995 a Hard, 2000 à Riga, 2001 a Vaasa ou 2002 a Prague car à cette époque, les championnats d’Europe alliait dépaysement (au niveau des pays) et super ambiance au niveau des joueurs. Humainement, c’est certainement les semaines post-torreillan du milieu des années 90 qui restent mes meilleurs souvenirs car nous étions tout un groupe a vivre pendant une semaine ensemble au camping, a se faire des apéros et des après-midi plage et j’ai un peu retrouvé ceci cette année a Torreilles, avec d’autres personnes mais malheureusement ce fut trop court car aujourd’hui, plus personne ne va a Torreilles une semaine en septembre et c’est quelque chose que je regrette même si je le comprends fort bien. |
Guy |
3 ) Quels sont tes objectifs pour l’année 2007 ? |
Philippe |
Bien entendu, je souhaite en 2007, conserver mon titre de champion de France puisque les championnats de France se dérouleront « chez nous » à La Pacaudière. J’espère que ce sera un grand évènement apprécié de tous et que la bonne ambiance sera au rendez-vous. Je serais heureux qu’à cette occasion, Raphi et Julien Maier reviennent nous voir, de même que Claude Duvernay ou Philippe Laemmlin pour vraiment avoir un championnat de France de haut niveau. J’aimerais bien aussi humainement que certains joueurs comme Claude Adam ou JP Caumes soient présents comme en 2003 à Commelle. Je souhaite également que mes partenaires de club se donnent les moyens de progresser pour que nous soyons compétitifs par équipe. Enfin, j’ai d’autres objectifs personnels que je garde pour moi. |
Guy |
4 ) Si tu le pouvais, qu'est ce que tu changerais dans le minigolf français et qu'est ce qu'au contraire, tu n'échangerais pour rien au monde dans le minigolf français avec nos voisins européens ? |
Philippe |
Si je pouvais changer quelque chose dans le minigolf français, ce serait les mentalités. Les polémiques se succèdent les unes après les autres car les gens refusent d’être à l’écoute des autres. Lorsque j’ai débuté le minigolf, je me suis vite rendu compte que je ne savais rien sur ce sport et que d’autres savaient. J’ai donc écouté, appris mais sans jamais oser critiquer ceux qui savaient. Au fil du temps, je suis devenu « un ancien » prêt à apprendre beaucoup aux autres mais entre temps la mentalité a changé et ceux qui arrivent croit immédiatement tout savoir. On refait donc les erreurs du passé et on ne progresse que très lentement car on ne fait pas confiance aux autres. Ce que je n’échangerais pas est assez réduit. Bien entendu, c’est une chance de pouvoir participer aux championnats d’Europe chaque année mais je préférerais avoir plus de concurrence quitte a perdre ma place, ce serait bon signe pour notre sport. Ensuite et n’en déplaise a certains, j’ai visité de nombreux pays ou j’ai pu discuter avec des joueurs étrangers de notre challenge et je sais que beaucoup nous l’envie car ils le trouvent bien plus juste que ce qui se fait chez eux. |
Guy |
5 ) Qui sont pour toi les meilleurs joueurs hommes et femmes au monde ? |
Philippe |
Pour les hommes, pour moi les meilleurs joueurs de tout les temps sont Michael Neuland et Andreas Schaller. Actuellement, l’hégémonie mondial se partage entre Harald Erlbruch, Michel Rhyn et CJ Ryner. Chez les femmes, je crois qu’on peut difficilement dire autre chose que Gaby Rahmlow, Bianca Zodrow et Karin Wiklund même si actuellement Bianca est au dessus du lot. |
Guy |
6 ) Assez souvent, tu te retrouves au centre des problèmes du minigolf français, comment peux tu expliquer cela ? |
Philippe |
En fait, le minigolf est quelque chose de vraiment important dans ma vie. Je rêve donc d’un minigolf français fraternel mais également structuré. J’essaye donc d’oeuvrer dans ce sens et quand je vois que certains tentent de faire dérailler les choses, je m’interpose immédiatement pour que ce qui a été si long à construire ne parte pas en live. Beaucoup de gens apprécient cela car ils souhaitent également ce minigolf structuré mais ils préfèrent rester en retrait et attendre que 2 ou 3 autres personnes s’interposent pour défendre leurs intérêts plutôt que de se mettre eux même en première ligne afin de n’être pas par la suite mal jugé. C’est ce que longtemps on a appelé ménager la chèvre et le choux. Je me retrouve donc souvent au centre de conflit mais j’y suis souvent soutenu (même si j’aimerais que ce soit plus franc et moins hypocrite) mais on va dire que c’est pour la juste cause. |
Guy |
7 ) Quel est parmi les terrains sur lesquels tu as déjà joué, ton terrain préféré ? |
Philippe |
En fait dans le minigolf, j’aime sentir la possibilité de faire 18. Donc pour cela, je dirais que j’apprécie particulièrement La Pacaudière et le Luxembourg. En terme d’esthétique, je ne peux que dire Torreilles et Niederbronn. Enfin et contrairement à ce que pourrait dire certains, j’apprécie aussi beaucoup le jeu sur les beaux bétons et je prends un réel plaisir chaque année d’aller jouer a Monza sur un béton où tout est vraiment faisable en as sans hasard si on joue bien (record du terrain = 21 !!!) |
Guy |
8 ) Qu'est ce qui est le plus important pour toi dans un WE de minigolf? L'entraînement, la compétition, les retrouvailles, les repas entre amis, les sorties du vendredi voir du samedi soir, autres ? |
Philippe |
Ayant déjà beaucoup joué et gagné, je dirais que le minigolf est secondaire pour moi. Bien entendu, le week-end est un peu gâché quand je n’arrive pas à aligner 2 coups consécutifs corrects et donc pour éviter cela, il n’y a que l’entrainement et si possible à plusieurs car s’entrainer seul au minigolf n’est vraiment pas marrant. Ensuite, les a côtés sont cruciaux, notamment l’ambiance comme ce fut le cas à la plage à Torreilles mais là encore, je n’envisage pas par exemple de passer une semaine en faisant seulement plage et pas minigolf, les deux sont vraiment importants. |
Guy |
9 ) Peux tu nous donner une de tes astuces pour jouer au minigolf ? |
Philippe |
Pour jouer au minigolf la préparation des balles est importante. Je vois par exemple que très peu de joueurs chauffer ou refroidir leurs balles et pourtant c’est crucial, même sur des pistes comme le laby quand on joue en bande par exemple. En France, le niveau étant bas, on peut s’en sortir sans rien préparer mais si on vise une bonne performance ou une existence au niveau européen, alors la il faut savoir préparer les balles. On ne peut savoir comment préparer une balle que si à l’entrainement, on arrive à assimiler ce que la balle doit faire exactement et à quelle température elle doit être (rebond). Il est donc préférable à l’entrainement de faire 3 coups en se concentrant comme en compétition que d’en faire 10 approximatifs desquels on ne tirera rien. Enfin, ce que beaucoup de joueurs français ne savent pas faire, il faut accompagner ces coups en tendant les bras dans l’axe qu’on veut donner à la balle car ainsi, ca évite qu’on ne les tourne a droite ou a gauche et donc qu’on embarque. |
Guy |
10 ) Faut il beaucoup de balles pour bien jouer au minigolf ? |
Philippe |
Grand débat. Avant toute chose avant de parler des balles, il faut déjà maitriser les coups car on pourra donner n’importe quelle super balle à un débutant, il ne deviendra pas pour autant en 15 jours un crac du minigolf. Ensuite, quand on commence à atteindre un certain niveau, c’est vrai que le choix de balles prend de plus en plus d’importance mais en avoir beaucoup ne suffit pas, il faut connaître ces balles, savoir les choisir, savoir comment elles réagissent au changement de température et surtout comprendre pourquoi on joue une balle et pas une autre. Alors bien sur, certains se contentent de copier mais ceux la auront donc toujours un train de retard et ceci se vérifie facilement au niveau des résultats. D’autres au contraire, chercherons à comprendre ce que la balle doit faire exactement, ils analyseront et pourront donc en fonction de leur analyse choisir une balle plus appropriée. C’est à ce niveau et à ce niveau là seulement que le choix de balles devient important car 1cm de rebond en plus ou en moins et ca peut être quelques points qui s’envolent, ce qui au niveau français correspond que très rarement a quelques places mais au niveau européen, le moindre point perdu fait perdre de nombreuses places. |
Exceptionnellement réalisé par Guy THIBAULT |